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Les identitées partagées, ou le gouffre de l’incompréhention vendredi, 4 janvier 2008

Posted by zyrtex in web thought.
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L’identification d’une personne sur un site web est un préalable à la fourniture d’une expérience web personnalisée. On peut identifier un utilisateur de plusieurs manières différentes, mais la seule vraiment fiable passe par la création d’un compte sur le site avec un login (nom d’utilisateur, adresse e-mail, … ) et un mot de passe (brrrr).

Il s’agit d’une pratique de plus en plus courante sur le web qui tend à enfin se vulgariser. Toute personne ayant travaillé sur un site disposant de ce genre de technologie sait à quel point il s’agit encore aujourd’hui d’un concept qui n’est pas maîtrisé par tous les utilisateurs (effrayant, isn’t it ?).

Évidemment, vu le succès de ce type d’identification, beaucoup d’internautes disposent de profils sur plusieurs sites différents (Mail, Instant Messenger, Facebook, …). Chaque profil ayant un couple identifiant-mot de passe unique. L’horreur : surtout que, pour des raisons de sécurité, il vaut mieux changer (au moins) de mot de passe pour chaque application. Comment vous faites vous pour vous souvenir de tout ça ? Quoi? Toujours le même mot de passe? PAS BIEN !

Alors est né OpenID. Un truc qu’il est bien… compliqué. L’objectif (et je souhaite vraiment qu’ils y parviennent un jour) est de fédérer tous ces identifiants derrière un seul et unique mot de passe. Le rêve (ou le cauchemard ?) de toute personne ayant au moins une fois oublié le mot de passe de son compte eBay ET de son compte gmail…

Compliqué? Ben oui, cela implique d’expliquer à tous les utilisateurs qui ont plus ou moins compris ce qu’est qu’une identité web qu’ils n’en ont en fait pas qu’une, mais autant que de site où ils sont identifiés et qu’en plus, ils pourraient, en s’inscrivant à un site supplémentaire, concentrer tout ça sur un seul profil pour n’en avoir enfin qu’une … ou presque, puisque tous les sites n’utilisent pas ce système… longue la phrase non? C’est voulu :)

Bref, pour clarifier tout ça, « Spread OpenID » est né. Ces gens là on compris que c’est pas tout de trouver une solution à tous les maux de crânes, il faut aussi… nous les expliquer. Bon, il y a encore du chemin à faire : les « pas-geek » ont-ils tous conscience des enjeux de cette question ? Combien de temps vont-ils mettre pour comprendre ce concept qui n’existe pas ailleurs de manière aussi présente que sur internet ?

J’ai dit clarifier? Arf, j’ai du me tromper parce que j’ai furieusement l’impression que l’original est plus clair que son expliquation. Bah…

Un cauchemard ? Ben oui, à l’heure où les problèmes de gestion de la vie privée sont vulgarisés par les sites sociaux comme Facebook, on ne peut qu’imaginer le pouvoir qu’aurait une organisation disposant des tous VOS accès aux sites webs que VOUS fréquentez (ils pourraient agir à votre place, lire vos mails, faire croire que vous mangez vos enfants avec du ketchup, ou pire : les manger à votre place… )

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Bye bye 2007, bienvenue 2008… Et un avenir plein d’hier ! mercredi, 2 janvier 2008

Posted by zyrtex in réaction épidermique.
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Ça y est, les pronostiques 2008 le disent un peu partout, le web 2008 serra… social. Quelle révolution… Comme si tout le web allait changer grâce aux buzz de 2007. Pour mettre les choses au point, le web a toujours été social. D’abord parce qu’on oublie trop facilement que derrière n’importe quel contenu texte, il y a quelqu’un (personne morale ou physique) qui communique. Ensuite parce que les interfaces sociales existent depuis belle lurette : mailing list, forums, … même les bons vieux sites web perso étaient sociaux.

Ok, il y a une chose qui change : notre manière d’appréhender ce changement et de l’inscrire dans les comportements de nos sites web. De la personnalisation du contenu au partage d’info générés par les visiteurs des sites, les fournisseurs d’infos de mieux en mieux ciblées se multiplient et sont de moins en moins institutionnels. Cette tendance se traduit par l’apparition de sites concentrant du contenu généré par les utilisateurs du site (you tube, flikr,  … ), par des sites favorisant les interactions sociales que les utilisateurs eux-même génèrent (Linkedin, Facebook, …), les petites fonctionnalités de vote pour élire des « contenus » (ranking de post blogs dans technorati, les meilleurs flims sur votre site préféré, …, …), et… les campagnes de pub virale qui ont comme plateforme les site ci-dessus ou le simple mail à forwarder. Tendance lourde amorcée il y a déjà quelques.. années (et oui).

Et même là… rien de neuf sous le soleil. Il s’agit de l’application de concepts déjà existants dans la société normale. Les clubs de networkings existent au moins de puis de Phileas Fogg a décidé de faire le tour du monde en 80 jours, le marketing viral est bien maitrisé par des sociétés comme… Tupperware (aaah, ces fameuses soirées Tupperware que nos femmes se transmettent de copines en copines…), et je ne parle même pas des sondages d’opinions sur les petites culotes ou les hommes politiques, ni des chainmails pour sauver nos âmes et gagner des millions.

Donc, nous continuons à adapter ce que nous faisons depuis longtemps à cette plate forme un peu particulière qu’est Internet (ce qui est normal et bien, soyons clair… mais de là à parler de révolutions…). Amis Concepteurs, gardez donc les yeux ouverts quand vous allez faire vos courses pour deviner les prochains buzz ;o)

PS : Après ce petit ras le bol, il est toujours bon de rappeler qu’il y a tout de même quelques idées qui n’auraient pas pu se faire sans le web (ou en tout cas qui sont grandement facilitées)… vos commentaires sur ce fabuleux billet en est une, la multiplicité des sources et leur accessibilités aussi (quoique ça, c’est un autre débat sur le SEO et les fenêtres de visibilité…)… le vrais démon se cache toujours dans les détails ;o)

PPS : Vous avez vu le retour des sociologues? Ou l’arrivée de nouveaux sociologues…

PPPS : Autre truc bien : de plus en plus de technologies nous permettent d’intégrer les comportements sociaux de plus en plus facilement (merci les interfaces riches, aux Javascripts Ajaxés, … ).

Web 2.0 Can Be Dangerous (Jakob Nielsen’s Alertbox) mardi, 1 janvier 2008

Posted by zyrtex in Dioptre web, web thought.
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On ne le dira jamais assez : une innovation technologique n’a d’intérêt que lorsque son application sert le sujet sur lequel elle est mise en œuvre. En clair, ça ne sert à rien de mettre du flash sur un site web si c’est juste pour montrer qu’on sait faire du flash. C’était déjà vrais il y a longtemps pour cette technologie, c’est toujours vrais pour tous les autres plus ou moins nouveaux concepts web développés aujourd’hui.

Dans son billet au titre racoleur « Web 2.0 can be Dangerous », Jakob Nielsen ne fait que lister une série de problèmes qui peuvent apparaître lorsque l’on s’empare d’une technologie à la mode (ici les interfaces riches, là les sites sociaux, …) pour épater la galerie. Ca décrédibilise le propos du site (et donc a un impact sur l’image de l’entreprise qui l’a commandité), ça brouille le message ou les objectifs du site, … Bref, rien de bon… à part d’apprendre aux développeurs (au sens large) du site à manier une technologie nouvelle (pour eux ou pour tout le monde). Ce qui n’est déjà pas si mal…

Et oui, l’Homme est ainsi fait : quand on lui donne un nouveau jouet, il va d’abord s’amuser avec (au risque de l’abîmer un peu) pour ensuite apprendre à l’utiliser.

Avant d’imaginer nettoyer votre site à l’Ajax, je ne saurais trop vous conseiller un petit coup d’oeuil sur la note Jakob Nielsen :

Web 2.0 Can Be Dangerous…

Web 2.0 Can Be Dangerous (Jakob Nielsen’s Alertbox)

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